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Stylo & Speech

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styloetspeech

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Les films qui m'ont marqué, que j'ai aimés, que j'ai détestés... En deux mots comme en cent, les films dont j'ai envie de parler !

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INDEX

Voici les films "critiqués" sur ce blog :

Introduction au blog
Page 1

Surveillance, de Jenifer Lynch
Page 1

Séraphine, de Martin Provost
Page 1

Entre Les Murs, de Laurent Cantet
Page 2

Printemps, Eté, Automne, Hiver ...Et Printemps, de Kim Ki-Duk
Page 2

Be Happy, de Mike Leigh
Page 2

Madonna, l'icône (le Sticky & Sweet Tour)
Page 2

Obscénité Et Vertu, de Madonna
Page 3

Blindness, de Fernando Meirelles
Page 3

Jar City, de Baltasar Kormakur
Page 3

Le Festival Cinémascience
Page 4

Rendez-vous de Juillet, de Jacques Becker
Page 4

eXistenZ, de David Cronenberg
Page 4

La Planète Des Singes, de Franklin J. Schaffner
Page 4

Magique, de Philippe Muyl
Page 4

Le Palais Nibo et ses pensionnaires, spectacle de la compagnie Les Têtes En l'Air
Page 5

Tokyo, de Michel Gondry, Leos Carax et Bong Joon-ho
Page 5

Le Crime Est Notre Affaire, de Pascal Thomas
Page 5

Les Fantômes Du Fer, la bande-annonce de mon documentaire
Page 5

Pour Elle, de Fred Cavayé
Page 5

Pour Elle, l'interview de Fred Cavayé et Vincent Lindon
Page 6

J'irai Dormir A Hollywood, d'Antoine de Maximy
Page 6

Musée Haut, Musée Bas, de Jean-Michel Ribes
Page 6

Le Jean Vigo devra-t-il fermer ?
Page 6

Casablanca, de Michael Curtiz
Page 6

L'Echange, de Clint Eastwood
Page 7

La Vie Moderne, de Raymond Depardon
Page 7

Niko, Le Petit Renne, de Michel Hegner et Kari Juunosen
Page 7

Les Inséparables, de Christine Dory
Page 7

Australia, de Baz Luhrmann
Page 7

I Feel Good, de Stephen Walker
Page 8

En direct du festival Premiers Plans d'Angers
Page 8

Le Fantôme De La Liberté, de Luis Buñuel
Page 9

Le Cinquième Elément, de Luc Besson
Page 9

Il Etait Une Fois En Amérique, de Sergio Leone
Page 9

Slumdog Millionnaire, de Danny Boyle
Page 9

Deuxième partie du blog
NOUVEL INDEX
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#Posté le mercredi 17 septembre 2008 15:46

Modifié le jeudi 03 juin 2010 06:32

Introduction au blog

Bonjour !!

L'idée me trotte dans la tête depuis un petit moment. Mais comment résoudre ces inévitables questions "Oui mais comment ?", "Pourquoi commencer maintenant ?", "Qui cela va-t-il intéresser ?"...
Puis elle se fait plus forte que tout, invincible : l'irrésistible envie de faire ressortir quelque chose de ce que l'esprit et le corps reçoivent lors d'une séance de cinéma, cette incroyable expérience psychosomatique qui ne peut être consommée brutalement sans qu'il y ait un retour réflexif. Si l'art (cinématographique) n'est pas un produit de consommation, alors les sentiments dont je vous ferai part seront, je l'espère, différents de ceux ressentis après ingestion d'une glace au chocolat (même si, j'en conviens, une glace au chocolat peut avoir le goût d'une oeuvre d'art...).
Je tiens à préciser que je me lance dans ce recueil critique en partant du principe que tout film, fictif ou documentaire, commercial ou d'auteur, mérite une considération et un jugement qualitatif. Pas d'a-priori ou d'orientation stylistique pour guider ce blog, j'y tiens.

Pour finir, je dirai que tout ceci n'est pas sérieux et... Vive le Québec Ivre !

Bonne séance à tous.
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#Posté le mercredi 17 septembre 2008 16:14

Surveillance

Réalisé par Jennifer Lynch


Tout commence par un drame. Un meurtre d'une violence sauvage inaugure le film, saisissant ainsi le spectateur d'effroi et de consternation. Cette tension intimement liée aux images ne quittera plus le film jusqu'au générique de fin. C'est de ça que parle Jennifer Lynch (la fille de David...), de la violence physique mais aussi et surtout morale, celle qui crispe le corps et domine l'esprit.
Avec une ingénieuse sobriété, la cinéaste met en scène des personnages réunis pour témoigner du meurtre auquel ils ont tous assisté. Interrogés par les deux agents du FBI Elizabeth et Sam, ils ne révèlent que le plus avouable car, même si eux mêmes ne sont pas impliqués dans le crime, ils sont à leur manière et par leurs actes des fautifs.
Alternant sans cesse entre les séances d'interrogatoire des témoins et les lieux du drame, le film se plaît à instaurer un pile ou face frustrant entre vérité et mensonges où les protagonistes semblent être déshumanisés et la morale repoussée à sa plus vulgaire limite.
Les paysages désertiques et les routes infinies nous étouffent plus qu'ils nous aident à respirer et contribuent à nous enfermer un peu plus dans un nid de non-dits et d'insolubles questionnements. A tel point qu'on finit par se demander : "Mais qu'est-ce qui cloche ?!"
Peut-être une réponse est-elle apportée par le final, magistral, ou le peu de stabilité qu'il nous reste vole en éclats pour plonger de façon quasi-salvatrice dans un sadisme érotique.
Ce film est un coup de maître, véritable démonstration effrayante des rapports humains et, en particulier, des rapports de soumission.

2008, Etats-Unis
Avec Julia Ormond, Bill Pullman...
Scénario : Kent Harper, Jennifer Lynch
Musique : Todd Bryanton
Sortie française : 30 juillet 2008
Site officiel
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#Posté le mercredi 17 septembre 2008 17:14

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 05:19

Séraphine

Vidéo

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Réalisé par Martin Provost

Des feuilles bariolées entrelacées dans une géométrie complexe, des fruits gouleyants amoncelés dans une construction ingénieuse, des tiges, des fleurs et des couleurs agencées par un architecte au génie poétique. Ces toiles qui datent du début du siècle sont celles de Séraphine Louis.
Cette artiste fut découverte par l'allemand Wilhelm Uhde. Ce grand collectionneur fut le premier acheteur d'une œuvre de Picasso, le découvreur de Braque, du Douanier Rousseau et un fervent admirateur et passionné des mouvements nouveaux (cubisme, naïf...). Alors qu'il séjourne dans une propriété de Senlis, il est saisi par une peinture chez des notables locaux, et demeure d'autant plus surpris quand il apprend que l'auteur de ce petit chef-d'œuvre n'est autre que sa propre femme de ménage, la brave Séraphine.
Le film raconte l'histoire de leur rencontre. La caméra de Martin Provost cherche incessamment à capter le regard illuminé de Yolande Moreau, subtile interprète de l'artiste qui scanda toute sa vie que les mouvements de son pinceau lui étaient dictés par le Ciel. En effet, le manège qui s'agite dans la tête de Séraphine a du mal à tourner rond, mais sa silhouette voûtée, quand elle n'est pas accroupie pour laver du linge, déambule dans la campagne, claudiquant d'un arbre à l'autre, de ruisseaux en champs fleuris. Cette femme-nature semble alors s'imprégner de ce qu'elle magnifie plus tard sur ses toiles. Dans sa souillarde, à genoux, quand elle ne prie pas sa très Sainte Vierge, elle mélange les couleurs, crée des teintes, étale ses patines. Séraphine peint. Et rien ne saurait l'arrêter. Même pas la guerre de 14, qui lui enlève son mécène, cet allemand qui risque d'être considéré par les siens comme un déserteur.
Pendant que les bombes tombent, que la nuit s'obscurcit, que les ombres se font plus grandes et plus menaçantes, Séraphine continue, à la lueur de sa chandelle, à faire danser les pigments sur des toiles de plus en plus grandes et dans des compositions de plus en plus flamboyantes. Si le film s'obstine à créer une esthétique froide et des décors pâles c'est pour faire mieux ressortir la lumière des peintures de Séraphine.
Lorsque Uhde rentre d'Allemagne près de 15 ans plus tard, l'artiste vit sa petite heure de gloire. Moins de ménages, maintenant que "Monsieur", comme elle l'appelle, lui achète des toiles et lui promet un salaire fixe. Mais Séraphine s'emballe, son manège tourne beaucoup trop vite. Après une ultime folie, elle est internée et ne peindra plus.
Malgré un goût trop prononcé pour les fondus au noir, la réalisation de Provost est d'une extrême sensibilité. Le cinéaste suit sans faillir sa ligne de conduite et l'assume jusqu'au dernier plan, sublime et infini. Le charisme de Ulrich Tukur, la divine finesse de Yolande Moreau et la musique discrète de Michael Galasso (In The Mood For Love) font de ce film une ode à l'art pictural et un pamphlet posthume pour une artiste injustement oubliée. Séraphine se disait chargée d'une mission divine, il est en tout cas certain que son œuvre témoigne d'une intervention génialement supérieure.
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#Posté le jeudi 18 septembre 2008 06:30

Séraphine (photo)

Séraphine
2008, France
Réalisé par Martin Provost
Avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur, Anne Benent, Geneviève Mnich...
Scénario : Marc Abdelnour, Martin Provost
Musique : Michael Gallasso
Sortie française : 1ier Octobre 2008
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#Posté le jeudi 18 septembre 2008 06:39

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